Dans cette chronique, Josephine Hayley-Barker, coordinatrice de Retina Suisse Youth et membre du comité de Retina Suisse, nous dévoile son quotidien.
josephine.hayleybarker@retina.ch
En tant que personne souffrant d’un handicap visuel, je dépends des transports publics pour me déplacer. En Suisse, les transports publics sont parfois retardés, voire annulés mais, contrairement à d’autres pays, je m’en sors très bien ici, à Zurich.
Je me déplace avec mon chien guide Quiro ; il m’aide à trouver les arrêts de bus, de tram et de train, et il m’indique où se trouvent les portes des véhicules. Malheureusement, il n’a pas encore appris à lire. Du coup, j’utilise généralement l’appli des CFF pour trouver mes connexions.
Certains arrêts sont desservis par une seule ligne ; je ne peux donc pas me tromper. À Zurich, nombre de transports publics rejoignent un point central. Je n’ai donc pas besoin de connaître le numéro du bus ou du tram sur le point de démarrer. Tous les chemins mènent à Rome, comme on dit.
Lorsque je veux prendre un bus spécifique, je me place sur les lignes blanches à l’avant de l’arrêt, dans le sens de marche. Le chauffeur ou la chauffeuse me donne alors le numéro de sa ligne.
La situation se corse quand je dois prendre le train. Je me fie aux horaires, ou j’utilise l’appli inclusive des CFF.
J’aimerais que les trains soient annoncés à leur arrivée en gare, ça me serait très utile. On m’a dit que c’est impossible, pour diverses raisons que je ne comprends pas vraiment en tant que personne malvoyante.
Dommage ! Heureusement, monter dans le mauvais train ou le mauvais bus ne m’a jamais mise dans une situation délicate. J’ai toujours réussi à rentrer chez moi, même si j’ai parfois fait quelques détours. Et aidée de mon chien et de mon smartphone, presque tous les chemins mènent à Rome ou chez moi

